A la découverte d'Entrains-sur-Nohain Preview

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Bienvenue à Entrains-sur-Nohain

A la découverte de l'ancienne cité gauloise "Intaranum".

Point 1- Bonjour et bienvenue à Entrains-sur-Nohain. La Communauté de communes Haut Nivernais - Val d'Yonne, en collaboration avec la Société scientifique et artistique de Clamecy, mémoire de l'histoire locale, vous propose de découvrir le patrimoine historique et architectural d'Entrains-sur-Nohain, à travers cette visite audioguidée.

Entrains est une charmante bourgade située entre Clamecy et Cosne-Cours-sur-Loire, arrosée par trois cours d'eau : le Nohain, le Trélon et le Saint-Nicolas. C'est aussi une liaison entre la Loire et le Morvan. À l'époque gallo-romaine, la cité s'appelle Intaranum, lieu où les Gaulois vénèrent Taranis, dieu du ciel et du tonnerre. Elle se trouve au carrefour de cinq voies romaines. Important pôle métallurgique, Intaranum devient rapidement un centre de commerce et d'échange très fréquenté. Au Moyen Âge, l'enceinte médiévale est plus resserrée que la ville gallo-romaine et la vie se concentre à l'intérieur des fortifications, flanquées de nombreuses tours et défendues par 5 étangs. Paroisse de l'évêché d'Auxerre au VIe siècle, la cité demeure sous le commandement des comtes puis des ducs de Nevers jusqu'à la Révolution. Entrains participe à la résistance au coup d'État de Louis Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851 et subit une sévère répression : 86 arrestations, 62 condamnations dont 26 déportations en Algérie.

Vous vous trouvez place du Marché. Comme son nom l'indique, c'est ici que le marché a lieu le mercredi. C'est aussi ici que vous pouvez découvrir l'une des nombreuses pompes à bras du XIXe siècle. En actionnant le bras à plusieurs reprises, l'eau remonte à la surface grâce à la pression de l'air. Vous en découvrirez d'autres tout au long du parcours, certaines au nom évocateur. Elles sont situées sur des puits dont plusieurs datent de l'Antiquité. En effet, la commune d'Entrains possédait de nombreux puits romains.

Derrière vous, empruntez la rue Saint-Michel, direction Sainpuits, pour rejoindre le point 2 à l'angle de la place Saint-Sulpice.

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La maison des huguenots et le puits des Carmes

Place forte protestante de 1562 à 1567

Point 2- Vous vous trouvez devant la « maison des Adirondacks », nom donné par le propriétaire en souvenir du massif montagneux, situé dans le nord de l'État de New-York.

Nous l'appellerons plutôt le « Prêche des huguenots », car Entrains a été l'une des places fortes protestantes de 1562 à 1567. C'est dans cette bâtisse du XVIe siècle que les calvinistes tenaient leurs assemblées et leur prêche. Divers caractères architecturaux de cette époque subsistent, notamment des écussons effacés en façade, au-dessus de la fenêtre, à gauche de la porte. Il semblerait qu'une entrée, située dans les caves, communiquait avec des souterrains ouvrant sur une sortie en dehors des murs de la cité fortifiée. C'est la seule maison à 2 étages de la ville. En raison de l'antagonisme avec le culte catholique, elle a été rehaussée en 1599, pour être plus haute que l'église d'origine qui lui faisait face. Sur votre gauche, remarquez la pompe à bras du puits dit le « puits des Carmes » ; il desservait la communauté de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem.

Prolongez sur la place Saint-Sulpice pour vous rendre devant l'église au point 3.

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L'église Saint-Sulpice

L'église Saint-Sulpice (XIIIe siècle)

Point 3- L'église, ancienne chapelle du château en 1224, à l'époque de Mahaut de Courtenay, comtesse de Nevers, est dédiée à Notre-Dame puis à saint Sulpice. Elle conserve des reliques associées à celles de saint Pélerin.

En 259, saint Pélerin quitte Auxerre et ses compagnons pour évangéliser les habitants des territoires situés le long de l'Yonne. Accusé par les païens pour ses conversions et son affirmation au christianisme, saint Pélerin est arrêté et transporté à Bouhy, place militaire de l'époque, à quelques kilomètres d'Entrains-sur-Nohain, où il est enfermé dans un cachot pendant plusieurs jours avant d'être présenté à César. Bien sûr, saint Pélerin lui a confirmé sa foi dans le Christ. Malgré la proposition de César lui demandant de revenir sur sa position, saint Pélerin a continué de montrer sa foi en dénigrant les dieux romains. De rage, César l'a remis aux bourreaux. Les soldats l'ont torturé et l'un d'eux lui a tranché la tête avec son épée. Le chœur date du XIIIe siècle. La nef et le transept ont été remaniés et rehaussés de 2 mètres en 1595 avec les matériaux de l'église primitive située à l'emplacement du cimetière et abandonnée en 1540. La chapelle Sainte-Marie, à droite du chœur, date du XVe siècle et celle de saint-Joseph, à gauche, du XVIIe. D'inspiration grecque avec son fronton triangulaire supporté par deux colonnes cannelées d'ordre ionique, la tour-porche, exclusivement en pierre, a été construite en 1766 et a remplacé une flèche située au niveau du transept. Une tourelle d'escalier est accolée à la droite du clocher. L'édifice est épaulé par de solides contreforts. C'est en 1771 que l'abside est construite à la demande du titulaire de l'ancien prieuré Saint-Nicolas et devient sa chapelle particulière. Toutes ces constructions s'harmonisent architecturalement en un édifice en croix latine se terminant par une abside circulaire. À l'intérieur, les peintures murales en trompe-l'œil datent principalement du XIXe siècle. Une plaque de marbre rappelle le souvenir de la comtesse Élisa de Lariboisière, propriétaire de la terre d'Entrains et initiatrice de l'hôpital Lariboisière de Paris.

Revenez sur vos pas pour rejoindre sur votre droite, la Grande-Rue et le point 4.

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L'ancien hôpital

L'ancien hôpital administré par les religieux du Mont-Carmel

Point 4- Vous vous trouvez devant l'ancien hôpital administré par les religieux du Mont-Carmel dont le puits des Carmes conserve le souvenir. Les religieux du Mont-Carmel en seront les derniers administrateurs.

Poursuivez sur la Grande-Rue pour atteindre le point 5.

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Le couvent et sa chapelle

Le couvent et sa chapelle des Sœurs de la Providence de Nevers

Point 5- Sur votre gauche, observez l'ancienne chapelle et couvent des Sœurs de la Providence de Nevers.

En 1847, le curé d'Entrains, l'abbé Vée, acquiert deux demeures pour y établir dans un premier temps des religieuses de la Providence de Sens, puis, en 1851, des Sœurs de la Charité et de l'Instruction chrétienne de Nevers. Vous pouvez apercevoir en façade le clocher de plan carré percé de quatre baies simples, surmonté par une haute flèche couverte d'ardoises. Le portail sobre est encadré par deux colonnettes à chapiteaux. C'est un vitrail qui fait office de tympan, souligné de voussures. La façade est percée de baies géminées. La chapelle a été achevée en 1858. C'est dans ces locaux que les religieuses ont ouvert une école libre de filles avec salle d'asile où les jeunes enfants sont accueillis gratuitement. L'Ehpad du Haut Nivernais est géré par la société « Coallia ».

Poursuivez en traversant le carrefour pour rejoindre le point 6.

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La maison de l'Amiral

La maison de la Renaissance, dite de l'Amiral, construite en 1636

Point 6- Sur votre gauche se dresse la maison de la Renaissance, dite de l'Amiral qui est devenue, de par son architecture remarquable, l'emblème d'Entrains.

Cette demeure a été construite en 1636 pour Roger II de Saint-Lary (1562-1646), duc de Bellegarde. Il est sous Henri III maître de la garde-robe, premier gentilhomme de la Chambre et grand écuyer. Henri IV le nomme gouverneur de Bourgogne en 1595 et chevalier des ordres. Louis XIII le fait duc et pair de France en 1629. Mais, accusé de complot contre Richelieu, il est condamné à l'exil en Nivernais à 50 lieues de Paris, d'où sa venue à Clamecy et à Entrains. Ses dépendances s'étendaient jusqu'aux Promenades de la ville, à l'extrémité de cette rue. Une chapelle avec aumônier complétait l'ensemble. Avec la maison, il ne reste aujourd'hui qu'une grange et une écurie. De style sévère, son architecture est marquée par les encadrements des ouvertures, en pierre sculptée, qui aèrent les façades en briques. La tour, dite « échauguette » abrite une petite pièce et entoure gracieusement l'angle sud. À noter : la girouette avec ses tulipes et son voilier.

Grâce à la présence du duc de Bellegarde, Entrains a profité aussi de l'arrivée d'une foule de courtisans, des célébrités de l'époque, qui de gré ou de force, sont venus aider le noble personnage à oublier les douleurs de l'exil… Ce n'est qu'en 1643, qu'il lui est permis de reparaître à la cour, le cardinal de Richelieu étant mort l'année précédente. La pompe, dite « puits de fer », située devant, desservait la maison de l'amiral et le quartier fondé par le duc de Bellegarde.

Continuez sur la Grande-Rue pour atteindre le point 7.

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L'ancienne gendarmerie

L'ancienne gendarmerie a fonctionné jusqu'en 1952.

Point 7- Sur votre droite remarquez l’ancienne gendarmerie.

C’est dans cette belle demeure que s’est établie la caserne de gendarmerie à cheval. Compte tenu des vives réactions de la population au coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851, un brigadier et quatre gendarmes sont chargés de surveiller les communes d’Entrains, Ciez et Ménestreau. Cette caserne a fonctionné jusqu’en 1952. 2 locaux disciplinaires ont existé sur la commune, dont un situé près du lavoir de la mairie qui a fonctionné il n’y a encore pas si longtemps, et qui permettait aux autorités de calmer les pochards, les violents ou les petits délinquants.

Poursuivez la Grande-Rue jusqu’au prochain carrefour au point 8.

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Les Promenades

Les Promenades et l'aire de Jeux

Point 8- Prenez un instant pour vous arrêter sur les Promenades, dans ce petit coin de verdure aménagé, où les enfants peuvent profiter de l’aire de jeux sécurisée. Les murs de ces Promenades s’élèvent sur les anciens remparts bordant la porte d’Auxerre.

Empruntez sur votre droite la rue des Promenades pour rejoindre le point 9, à l’angle du prochain carrefour.

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L'ancien relais de poste à Cheval

L'ancien relais de poste à Cheval et son abreuvoir-pédiluve

Point 10- Devant vous se dresse l’ancien relais de poste à cheval, situé au bord du Nohain.

On trouve, sur la droite, la maison principale du propriétaire, appelé « maître des postes », complétée de part et d’autre de granges et écuries. L’ensemble s’organise autour d’une cour intérieure. À gauche, un abreuvoir-pédiluve permettait aux chevaux de s’abreuver et de rafraîchir leurs jambes dans les eaux du Nohain. Mais alors, qu’est-ce que la poste aux chevaux ? La poste aux chevaux a été mise en place vers 1476 et comptait près de 2 000 relais à la fin du XIXe siècle. En 1856, il en existe 6 dans l’arrondissement de Clamecy. Ceux de Clamecy, Corbigny, Lormes, Tannay et Varzy ont été créés avant 1792 tandis que celui d’Entrains-sur-Nohain l’est en 1849. À l’origine, ce service est exclusivement réservé au roi. Il ne sera ouvert aux particuliers qu’au début du XVIe siècle. Les messagers, appelés chevaucheurs, galopent de relais en relais situés à environ 15 km les uns des autres. Comme un cheval galope en moyenne à 20 km/h et qu’il a besoin d’un long temps de récupération, le « maître des postes » du relais leur met à disposition ses chevaux. C’est le postillon qui est chargé de conduire les voyageurs de son relais à un autre et de ramener le cheval mis à disposition. Avec l’arrivée du chemin de fer, transport de lettres plus rapide, les relais de poste disparaissent définitivement en 1873. À noter les cœurs en façade.

Tournez à droite, rue du Dauphin où vous découvrirez une pompe à bras, puis à gauche rue du Dourdon, en passant derrière l’abside circulaire de l’église, pour vous rendre devant la mairie, au point 11.

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L'hôtel de Ville

L'Hôtel-de-Ville (XIXe s.) et son décor sculpté

Point 11- Vous voici sur la place de l’hôtel de Ville, anciennement appelée la place aux vaches, en souvenir des foires aux bestiaux couplées avec le marché mensuel, où se dresse la mairie.

C’est en 1832 que la commune acquiert une maison à cet emplacement pour la reconstruire partiellement et la transformer en hôtel-de-ville. Elle se composait au rez-de-chaussée, d’une grande salle, d’un corps de garde, ainsi que d’un magasin pour la pompe à incendie et d’une prison. Le premier étage accueillait la salle des délibérations, les bureaux, le cabinet des archives et le logement du concierge. Typique des constructions du XIXe siècle, elle comprend un avant-corps quadrangulaire qui se détache des ailes du bâtiment parfaitement symétriques. Sous le balcon à balustres en forme de poire, vous pouvez découvrir le blason de la Ville : « d’azur, semé de billettes d’or, au lion de même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout ». Ce qui nous rappelle qu’Entrains a été sous l’influence des ducs de Nevers. Ce blason est posé sur un cartouche entouré par deux cornes d’abondance remplies de fruits, fleurs et céréales, symbolisant la terre fertile et la prospérité. Une petite grenouille s’y cache, à vous de la retrouver. Une pompe située sur le côté droit complète l’ensemble.

Rejoignez à gauche la rue du Chapeau-Rouge, puis empruntez le petit passage sur votre droite pour atteindre le lavoir du point 12.

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Le lavoir dit "le Sénat" et la prison

Le lavoir dit "le Sénat" et la prison

Point 12- Vous vous trouvez devant le lavoir « le Sénat », appelé ainsi du fait de sa proximité avec la mairie.

Comme beaucoup de lavoirs en France, ceux de la commune datent de la seconde moitié du XXe siècle. En effet, c’est durant cette période que la politique hygiéniste fait son apparition pour remédier aux épidémies de tuberculose, rougeole, variole et choléra. Le linge sale pouvant entraîner la diffusion de ces maladies, l’État, avec la loi du 3 février 1851, décide de subventionner la construction de lavoirs communaux à hauteur de 30 %, ce qui a contribué à une vague d’édifications dans toute la France. Le lavoir n’est pas seulement un bâtiment où les femmes lavent le linge, c’est le lieu de rassemblement des habitantes où règne le bruit des battoirs et des cancans. Elles donnent leur avis, critiquent, parlent haut et fort, rient et papotent, loin de leur père ou mari, comme le dit l’expression « Au lavoir on lave le linge, mais on salit les gens ». Ce lieu rempli de vie est le parallèle du café de village pour les hommes. Il existait une véritable hiérarchie chez les laveuses. Chacune y avait une place attribuée en fonction de son ancienneté. En effet, la doyenne était installée à l’entrée de l’alimentation du lavoir afin de bénéficier de l’eau la plus propre. Ces traditions et rituels ont donné lieu à beaucoup de récits, de chansons et de légendes, à travers le monde. Cette activité, très pénible, exercée quel que soit le temps, a disparu peu à peu avec l’arrivée du lave-linge dans les foyers, au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.

À droite du lavoir, se trouve la prison communale dite « cellule de dégrisement », annexe de l’ancienne gendarmerie, désaffectée il y a quelques années. Les barreaux subsistent toujours.

Regagnez la rue du Chapeau-Rouge puis tournez à droite jusqu’au carrefour. Passez devant l’ancien relais des postes et son abreuvoir pour vous rendre allée des Lavandières au point 13.

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L'allée des Lavandières

L'allée des Lavandières et ses petits lavoirs privés

Point 13- Vous voici sur la route de Clamecy, une des anciennes voies romaines, à l’entrée de l’allée des Lavandières.

Cette voie est appelée allée des Lavandières, car vous pourrez y découvrir une douzaine de petits lavoirs privés qui se succèdent au bord du Nohain, ainsi que le lavoir communal évoqué au point 12.

Poursuivez sur l’allée des Lavandières jusqu’au point 14.

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Le château et l'étang

Le château dit de Réveillon (XIXe siècle) et l'étang

Point 14- Vous avez ici une vue imprenable sur le château et l’étang.

C’est dans un parc de 187 hectares que se dresse l’imposant château dit de Réveillon. Il a été bâti sur l’emplacement d’une ancienne maison forte comprenant un bâtiment carré renfermant une chapelle, un colombier et une vaste cour ; le tout protégé par des fossés profonds et un pont-levis. Débutée par le comte Antoine Roy, pair de France et ministre des finances en 1819, la construction est agrandie et modifiée par le vicomte Léopold d’Hunolstein en 1875. Composée d’un avant-corps central en forme de rotonde, enrichi par deux ailes dont chaque angle se termine par un pavillon, cette demeure imposante est aujourd’hui celle de la famille de Mortemart. La propriété se complète d’une importante basse-cour composée d’écuries, d’un abreuvoir-pédiluve dominés par un élégant campanile. Il existait une glacière où était conservée la glace destinée aussi aux habitants. Un potager était complété de serres, les récoltes étant destinées aux habitants du château et vendues aux Entrainois dans les années 60-70.

Continuez sur l’allée des Lavandières pour apercevoir sur votre droite, au point 15, le presbytère.

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Le presbytère

Le presbytère (XVIIe siècle), propriété de l'évêché

Point 15- Sur votre droite vous pouvez découvrir la façade arrière du presbytère, situé rue de la Croix-d’Or.

Il s’appelait autrefois le vicariat, créé à la fin du XVIIe siècle. Quelques années plus tard, cette demeure a été donnée à la paroisse à la condition que chaque curé paie 5 sous au duc du Nivernais. Le presbytère a fonctionné jusqu’à la Révolution puis a été vendu comme bien national. Un puits de même nom lui fait face. Cette demeure, qui appartenait aux religieux de l’ordre des Urbanistes, a été donnée à la Fabrique de la paroisse lors de leur départ d’Entrains. Il est toujours propriété de l’évêché.

Poursuivez jusqu’à la vanne du Nohain et de l’étang.

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La vanne, le chemin de fer et le lavoir des Crôts

La vanne, le chemin de fer et le lavoir des Crôts

Point 16- Sur votre droite, se trouve une vanne. Baissée, elle alimente l’étang. Levée, elle alimente un bief en souterrain.

Vous êtes sur le pont à la confluence du Nohain et de la rivière Saint-Nicolas. En effet, la rivière Saint-Nicolas forme cette grande pièce d’eau avant de gonfler les eaux du Nohain qui passe ensuite vers le lavoir des Crôts. Comme en témoignent les barrières, vous vous trouvez sur une ancienne ligne de chemin de fer ouverte à la fin du XIXe siècle, reliant Cosne à Clamecy. Les trains mixtes, c’est-à-dire de voyageurs et de marchandises, assuraient des correspondances notamment vers Paris et Nevers. En contrebas à gauche, remarquez le lavoir des Crôts. Un « crôt » définit généralement une partie marécageuse. En effet, il se trouve à la rencontre du Nohain et de l’étang.

Rejoignez la route de Couloutre et le point 17.

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L'ancienne laiterie

Scierie Mabillat, puis laiterie Marlot

Point 17- Arrêtez-vous devant l’une des trois anciennes scieries de la cité.

Celle-ci, la scierie Mabillat, qui n’a fonctionné que temporairement, est devenue ensuite la laiterie de la Vallée du Nohain, dirigée par Marlot père et fils. On y produisait du beurre et des fromages dont le lait provenait des fermes des environs. La main-d’œuvre y était exclusivement féminine. Les premiers fromages portaient le nom de Tolram, anagramme de Marlot. La laiterie cesse de fonctionner en 1949. Voici une étiquette qui affiche, conformément à la directive de 1934, un pourcentage de matières grasses de 50 %.

Remontez la route de Couloutre jusqu’au 2e carrefour, rue Borderousse et le point 18.

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L'ancien hôtel-Dieu

L'ancien hôtel-Dieu

Point 18- C’est à cet emplacement que se situait l’ancien hôtel-Dieu, détruit par l’incendie de 1512. C’est grâce à des impôts exigés des habitants par lettres patentes du roi, qu’il a pu être restauré. En 1638, ils l’abandonnent aux religieuses de l’ordre de Saint-François, ou Clarisses. Appelées Urbanistes, parce qu’elles suivaient des règles modifiées par le pape Urbain IV, elles y fondent le monastère de Notre-Dame-des-Anges.

Poursuivez sur votre gauche rue de Borderousse, puis rue des Salles pour rejoindre, sur la gauche, le petit fort au point 19.

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La Maison des fouilles

La maison des fouilles présente des expositions relative à l'archéologie d'Entrains.

Point 9- Sur votre gauche, à l’angle de la rue, se trouve la Maison des fouilles.

Ce bâtiment, qui date du XIXe siècle, appartient à la commune. La Maison des fouilles a ouvert ses portes en 1971 sous l’impulsion de Jean-Bernard Devauges et du groupe de recherches archéologiques d’Entrains. Auberge, puis étude notariale, et enfin pensionnat de jeunes filles, cette demeure présente chaque été une exposition relative à l’archéologie d’Entrains et des environs (Ménestreau, Ciez…). À l’époque romaine (Ier s. av. n.è.-IVe s.de notre ère), Entrains s’appelait INTARANUM et était la plus importante agglomération de la Nièvre, au carrefour de plusieurs routes venant d’Auxerre, Autun, Bourges, Orléans. Parmi toutes les activités que pouvait abriter une agglomération de quelques milliers d’habitants, deux font la spécificité d’Entrains : le travail du fer et les activités religieuses. Un demi-siècle de fouilles archéologiques scientifiques ont montré l’omniprésence des artisans du fer par leurs ateliers, leurs outils et les déchets de forge, voire de fonte du minerai de fer (scories). Ces fouilles ont également renforcé les connaissances sur la religion dans le cadre public comme privé, en particulier par l’abondance des sculptures en calcaire local décorant les temples et représentant les divinités. Le GRADE (Groupe de recherches archéologiques d’Entrains) qui gère la Maison des fouilles, possède un site internet : https://entrainsgrade.wixsite.com/entrainsgrade Ouvert les demi-journées en juillet/août Parmi les principales découvertes se trouve notamment une statue colossale d’Apollon de 2,65 m mise au jour en 1875 lors de travaux sur la clôture du petit cimetière de la famille d’Hunolstein accolé au cimetière communal. Elle a été donnée à l’époque au Musée d’Archéologie Nationale (M.A.N.) de Saint-Germain-en-Laye où elle est exposée. Il est possible d’ajouter à ces diverses découvertes, entres autres, celle d’un pichet en argent représentant des scènes dionysiaques, aujourd’hui conservé à la Walters Art Gallery de Baltimore aux États-Unis.

Derrière vous, une autre pompe à bras desservait cette partie de la commune.

Empruntez sur votre droite la rue des Joncs jusqu’au prochain carrefour.

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Le petit fort

Le petit fort, ancienne demeure du régisseur du château

Point 19- Vous voici devant le petit fort.

Le petit fort a été acheté en 1455 par Charles le Téméraire. Il a abrité les services de la châtellenie, une des trente-deux du Nivernais, au XVe siècle, suite à la destruction du château des comtes de Nevers, construit par la comtesse Mahaut, probablement bâti à l’emplacement de l’ancien château des seigneurs d’Entrains, au lieu-dit « Le trou de l’hôpitau ». La châtellenie d’Entrains possédait le droit de haute, moyenne et basse justice sur les 45 fiefs qui en dépendaient. En 1780, le chef-garde du duc du Nivernais l’occupait encore. Il est devenu ensuite l’ancienne demeure du régisseur du château.

Poursuivez rue de la Fontaine-du-Fort pour atteindre les anciens remparts au point 20.

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Les remparts

La présence des remparts est attestée au Ve siècle lors de l’invasion des Vandales

Point 20- Sur votre droite s’élèvent les anciens remparts dont la présence est déjà attestée au Ve siècle lors de l’invasion des Vandales.

L’enceinte des premiers murs formait un parallélogramme orienté sud-nord, comprenant 12 tours. L’accès se faisait par 4 portes : la porte d’Auxerre au nord, la porte Saint-Cyr au levant, face à la route de Clamecy, la porte de la Forge au sud-est et la porte Saint-Sulpice en face de la route de Bouhy à l’ouest. Une seconde muraille découpait en 2 la première enceinte.

Poursuivez pour découvrir, sur votre gauche, le lavoir de la Chicane au point 21, visible également depuis la rue d’Orléans.

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Le lavoir dit "La Chicane"

Le lavoir dit "La Chicane" et la statue colossale gallo-romaine d’Apollon

Point 21- Sur votre gauche observez un charmant lavoir, dit « la Chicane ». Il tient son nom du virage exercé par le ruisseau en aval de la structure.

Il se compose de 2 auvents, reposant sur des piliers métalliques, implantés de part et d’autre du ruisseau le Trélon, autre affluent du Nohain. Son niveau est régulé par les pelles installées à la sortie du lavoir pour atteindre les pierres inclinées sur lesquelles les lavandières frottaient et battaient le linge. Les pelles ouvertes, les eaux sales pouvaient s’évacuer. De chaque côté, les barres en bois permettaient au linge lavé de s’égoutter sans se tacher. L’eau qui tombait sur le sol s’évacuait par des rigoles taillées dans la pierre. La cheminée et le foyer existent toujours ; c’est là que l’on faisait chauffer de l’eau pour rincer le linge dans de grands bacs.

Au XIXe siècle, un peu plus loin, à côté du cimetière communal, on a retrouvé la statue colossale gallo-romaine d’Apollon assis jouant de la lyre, aujourd’hui exposée au musée de Saint-Germain-en-Laye.

Continuez sur la rue de la Fontaine-du-Fort, puis tournez à droite rue d’Orléans, avant de rejoindre la rue des Jardins sur votre droite pour atteindre à son extrémité la pompe du point 22.

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La pompe de la rue des Jardins

La pompe de la rue des Jardins

Point 22- Sur votre droite, vous découvrez une nouvelle pompe entourée par une grille.

Notez l’aménagement d’une petite rigole pour faciliter et diriger l’écoulement. En arrière-plan, vous pouvez apercevoir le petit fort.

Remontez à gauche la rue des Fangeats pour atteindre la ruelle Saint-Michel sur votre droite.

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La ruelle Saint-Michel

La ruelle Saint-Michel et le puits "Jean-d'Armes"

Point 23- Sur votre droite s’ouvre la ruelle Saint-Michel.

C’est la plus petite d’Entrains, elle mesure 38 mètres de long sur 90 cm de large. Vous découvrirez à la sortie l’ancien puits « Jean-d’Armes », aménagé dans une niche concave et surmonté d’une poulie. Il rappelle le souvenir d’une vieille famille féodale, propriétaire d’un hôtel dans la ville. Jean d’Armes, écuyer, seigneur du lieu, du Verger, de Forge-sous-Bouy, possédait, entre autres, en 1490, diverses terres et maisons à Entrains.

Empruntez cette ruelle, puis tournez à droite rue Saint-Michel pour atteindre, à son extrémité, l’ancienne halle au point 24.

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L'ancienne halle

L'ancienne halle (XIXe siècle)

Point 24- Vous voici devant l'ancienne halle transformée en salle des fêtes.

Une première halle a été construite au début du XVIIe siècle à cet emplacement qui, d'après le duc de Nevers, était l'endroit le plus profitable à son revenu et le plus commode à l'utilité publique. La halle actuelle a été reconstruite en 1854 sur les plans de l'architecte de Clamecy, Monsieur Louzon. Lors des travaux de fondation, une cinquantaine de moules à monnaie de l'époque mérovingienne ont été découverts. Ils auraient été déposés au musée d'Art et d'Histoire Romain-Rolland de Clamecy. Le marché s'y tenait tous les mercredis et accueillait les producteurs locaux de fruits et légumes. Les fermières y proposaient leur beurre, œufs, volailles plumées et lapins dépouillés. Les animaux vivants étaient vendus les jours de foire en plein air. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la halle abritait un stock de paille et les pompes à incendie, ce qui ne l'a pas empêchée d'être victime d'un incendie volontaire le jour de la Pentecôte 1944. Détruite en grande partie, elle a été reconstruite en respectant l'architecture initiale mais des modifications sont à noter : création d'un étage et réorganisation intérieure des locaux.

Nous remercions vivement toutes le personnes qui nous ont apporté leur aimable collaboration.

Nous espérons que cette visite vous a plu et que l'aperçu que vous avez eu de notre ville vous a donné envie d'en savoir plus. N'hésitez pas à renouveler l'expérience de visites interactives avec Guidigo en découvrant les circuits de Clamecy, Varzy et du sentier des roches de Basseville à Surgy.

Remerciements à : Laurence Chevalier, Blandine Decaens, Georges Marchand, Jacques Meissonnier, Armelle Musitelli, Albert Noel, pour leur aimable collaboration.

A la découverte d'Entrains-sur-Nohain
24 Stops
1h 30m
2km
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