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Bienvenue à Varzy

A la découverte de la ville haute

Bonjour et bienvenue à Varzy. La Communauté de communes Haut Nivernais Val d'Yonne, en collaboration avec la Société scientifique et artistique de Clamecy, mémoire de l'histoire locale, vous propose de découvrir le patrimoine historique et architectural de Varzy, à travers cette visite audio-guidée.

La ville, dont l’origine est très ancienne, doit son nom au Var : ruisseau prenant sa source dans la partie basse de la cité. À l'époque gallo-romaine, Varciacum appartient aux parents de saint Germain, 6e évêque d'Auxerre qui en hérite au Ve siècle.

Il fait don de la seigneurie de Varzy à la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre. Ce sont donc les évêques d'Auxerre qui deviennent les seigneurs de Varzy. La ville reste sous l'influence et la protection des évêques d’Auxerre jusqu’à la Révolution qui voit leurs biens vendus comme biens nationaux.

Située à la limite de l'évêché, près des terres des barons de Donzy et celles des comtes de Nevers, Varzy va subir les conflits opposant ces grands seigneurs voisins, qui endommagent à plusieurs reprises la ville.

Aujourd'hui Varzy compte une population totale de 1496 habitants et se trouve à l'intersection de la départementale 977 et de la nationale 151. La localité s'étend sur 4118 hectares, dont un tiers est recouvert de forêts. Elle accueille 640 scolaires.

Vers l'an 1000, les seigneurs-évêques font construire des fortifications, non seulement pour protéger la ville contre les attaques des seigneurs voisins, mais aussi pour contrôler et prélever la dîme sur tous les produits qui sortent ou entrent dans la ville. Ces puissantes murailles, percées de 3 portes, ceinturent le bourg.

Elles se situaient dans l'alignement des façades de la rue Jacques-Amiot. Des fossés très larges et profonds remplis d'eau protégeaient les courtines. Les fortifications sont restaurées et complétées au XIIIe siècle par de puissantes tours.

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La ville et son commerce

Des fortifications au développement commercial de la ville

Vous vous trouvez à l’entrée des Promenades, qui ont été aménagées à l’emplacement des anciens fossés de la ville.

Devant vous, le boulevard Dupin perpétue le souvenir de la famille Dupin : le père Charles-André, et les fils André-Marie, Charles et Philippe.

Ce boulevard, ancienne vieille route de Clamecy, a été élargi par le passage de l’axe Sedan-Poitiers dont l’aménagement a débuté avant la Révolution. Jusqu’au début du XXe siècle, ce boulevard accueille les foires à dates fixes, alternativement avec le boulevard d’Auxerre.

Sur votre gauche, se trouvait l’ancienne porte de Marcy. Au Moyen-âge, cette rue n’était pas un axe de circulation important. En effet, le bourg était resserré depuis le XIe siècle derrière de puissantes fortifications, l’accès se faisait principalement par les voies de la porte d’Auxerre et celle de Vézelay pour se rendre à la place, où se trouvaient entre autres, la halle, la prison, l’auditoire de justice, l’église, le cimetière et les écoles.

C’est au XVIIe siècle, où les fossés et fortifications disparaissent, que le commerce y devient très actif, de même que la circulation vers le cœur de bourg.

Sous la Monarchie de Juillet, Dupin Aîné, conseiller de Louis Philippe et donc influent du moment, obtient que la route Royale n°77 de Sedan à Nevers, traverse Varzy par la place du Marché et la rue de Marcy. En 1847, le projet est approuvé par la municipalité à condition que la rue soit pavée et non empierrée. Elle finance le tronçon de Varzy à Corvol. Les travaux se terminent en 1850.

C’est ainsi que la rue de Marcy, large et rectiligne, est devenue la liaison, en pleine expansion, entre la place et les Promenades. Dès lors, l’activité commerciale et artisanale des rues d’Auxerre et de Vézelay s’y délocalise.

C’est en 1862, qu’elle a pris le nom d’un autre enfant du pays : Claude Alphonse Delangle.

Empruntez la rue Delangle, sur le trottoir de droite, pour vous rendre au point 3, à l’angle de la rue de la rue de la Sèverie.

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Varzy et ses grands hommes

De Claude Alphonse Delangle aux Barrat, en passant par Dupin Aîné

Sur votre gauche se trouve la maison natale de Claude Alphonse Delangle.

Claude Alphonse Delangle naît ici le 6 avril 1797 dans l’auberge de la Sèverie.

En 1847, il devient avocat général à la Cour de Cassation. Il est le protégé d’André Marie Dupin, dont la statue se trouve sur la place. Sa carrière le conduit à la députation dans l’arrondissement de Cosne.

L’élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République, lui permet d’accumuler charges et honneurs et de devenir : Procureur général de la haute-Cour de Versailles, puis Président du Sénat, puis, à partir de 1859, Ministre de l’Intérieur, de la Justice et vice-président du Sénat.

A la mort de Dupin en 1865, il lui succède comme procureur général jusqu’à son décès le 24 décembre 1869.

Malgré ses hautes fonctions, il manifeste sa bienveillance pour sa ville natale :

- il obtient qu’elle soit desservie par la ligne de chemin de fer Auxerre-Nevers.

- il débloque des fonds importants pour la restauration de l’église Saint-Pierre.

- il est l’initiateur de la souscription publique ouverte en vue de l’érection de la statue glorifiant son modèle, Dupin Aîné. Il présidera son inauguration le 29 juillet 1869.

Rex Barrat naît à Varzy le 9 avril 1914. C’est dans l'atelier de son voisin Alfred Garcement, que Rex Barrat fait ses débuts dès l'âge de 10 ans, éveillant en lui la fibre artistique.

La peinture de Rex Barrat, systématique et verticale, anime et fait vibrer la surface. Plusieurs de ses œuvres sont exposées à la mairie de Varzy et une salle du musée Auguste Grasset de Varzy lui est consacrée.

Une plaque a été apposée sur la façade de la maison par le Groupe d’émulation artistique en 1975 et une seconde sur sa tombe, en 2009, par les Amis du Vieux Varzy.

A droite, à quelques mètres, empruntez le petit passage couvert pour rejoindre la rue Marguerite Turelle et atteindre le point 4.

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L'hôtel de l'Ecu

Le plus ancien bâtiment de la rue Delangle

Sur votre gauche se trouve l’hôtel de l’Écu.

L’hôtel de l’Écu (IMH 1927-2017), est la demeure la plus ancienne de la rue Delangle. Dans la cour de cette propriété, se trouve la tourelle de l’Écu, inscrite au titre des Monuments Historiques en 1927. De vocation marchande, dès l’origine de sa construction actuelle (1527), sans doute après l’incendie de Varzy, le bâtiment possède une tourelle monumentale à pans coupés. Elle dessert 3 niveaux et est couverte d’une toiture quadrangulaire.

La porte, située dans le pan coupé droit, est surmontée d’une voussure rectangulaire à 2 rouleaux, elle-même coiffée d’une fenêtre en dessus de porte. Le 1er et le 2e niveau sont séparés physiquement par un cordon servant d’assise à une fenêtre à meneau, dont les croisillons ont été conservés. Le 3e étage est éclairé grâce à une petite ouverture reprenant le même décor d’archivolte que la précédente. Les pans coupés se terminent par des consoles avec assises en ressaut qui supporte la charge du toit quadrangulaire.

Le bâtiment annexe porte trace d’une histoire postérieure (1634), assortie de légendes...

La propriétaire actuelle a entrepris des travaux d’envergure pour la rénovation et la restauration des lieux.

Remontez la rue Marguerite Turelle pour atteindre, sur votre gauche, la mairie de Varzy et le point 5.

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L'hôtel de ville et le musée Auguste Grasset

L'histoire de ces édifices emblématiques de Varzy

Dirigez-vous, à droite, sur le parking, face à l’hôtel-de-Ville.

Avant d’acquérir cet ensemble du XVIIe siècle, les édiles se réunissaient dans l’hôtel des Gouverneurs, puis dans la chambre de Ville qui était accolée à l’église. Il a été acquis en 1826 auprès des héritiers du riche marchand de bois, Charles Gestat qui avait acquis la charge de maire perpétuel.

Il a accueilli dans le corps principal : la mairie, la justice de paix, la bibliothèque et dans les dépendances : la conciergerie, les pompes à incendie, la prison et la gendarmerie.

Varzy possède depuis 1824 un embryon de bibliothèque qui s’enrichit en 1831 grâce à André Dupin père, avocat et sous-préfet de Clamecy de 1815 à 1830, qui décide de lui faire don d’environ 2 000 volumes. Son fils, Dupin aîné poursuivra cette protection.

Henri Piffaut crée un « département des grands hommes de la Nièvre » pour accueillir les dons des élites locales et enrichir les collections du musée. La salle de la mairie devient vite trop exiguë et contraint le musée à intégrer les locaux de l’ancienne école primaire.

Le musée va reprendre un second souple grâce à Auguste Grasset. Né à La Rochelle, Auguste Grasset constitue dès 1822 un remarquable cabinet d’amateur à La Charité-sur-Loire, dont la qualité est soulignée à plusieurs reprises par d’éminentes personnalités comme Prosper Mérimée en 1834 ou Stendhal en 1837. Il est nommé inspecteur des monuments historiques de la Nièvre en 1834.

Suite à des ennuis financiers, il doit se séparer d’une partie de sa collection. Il la propose à la Ville de Nevers, qui la refuse à cause des exigences du collectionneur. Il préfère finalement la voir vendue aux enchères en 1847. Il s’installe ensuite à Varzy puis succède à Piffaut en 1862.

Il faudra attendre 1993 pour que le musée s’installe dans des locaux de l’ancienne gendarmerie réhabilités sur la place de la mairie.

Empruntez le passage à droite de l’hôtel-de-Ville pour rejoindre la rue de l’Hôtel-de-Ville. Tournez ensuite sur votre gauche pour vous rendre au point 6.

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Varzy et ses symboles

L'histoire de Varzy à travers la vie des hommes

Vous voici devant la rue Emile Boisseau.

Emile Boisseau, sculpteur parisien, né à Varzy en 1842 et meurt à Paris en 1923. Il est l’auteur des statues de deux personnages aux opinions radicalement opposées, celle de Dupin Aîné à Varzy en 1869 et celle de Claude Tillier à Clamecy en 1905.

L’arbre de l’an 2000 qui se trouve à l’entrée de la rue, a remplacé l’arbre des vétérans planté en 1922 en hommage aux anciens combattants de la guerre de 1870-1871.

Derrière vous, sur le mur de la mairie, les armes de la ville de Varzy. Une clef d’or et une autre d’argent, celle qui lie et celle qui délie, croisées sur un écusson bordé de 2 fanons, avec au-dessus la tiare papale, surmontée d’un globe et d’une croix. Ces armes nous rappellent l’influence des évêques d’Auxerre.

Poursuivez jusqu’au prochain croisement pour vous rendre à l’entrée de la rue des Forges.

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Les frères Dupin

Maison natale des frères Dupin

Vous êtes à l’entrée de la rue des Forges.

Vous pouvez apercevoir sur la droite, la maison natale des frères Dupin, André-Marie né en 1783, Charles en 1784, puis Philippe en 1795.

Regagnez à présent la rue de l’Hôtel-de-Ville sur votre droite.

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La rue de L'Hôtel de Ville

Anciennement appelée rue Traîne-Boyaux

Descendez la rue de l’Hôtel de Ville.

Elle était jadis appelée rue Traîne-Boyaux, en raison de l’abattage des animaux par les bouchers, avant que l’abattoir municipal ne soit construit en 1860.

Empruntez sur votre droite, le passage couvert de la rue des Lods.

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L'ancien hôtel des Gouverneurs

Dans cet hôtel, datant du 13è siècle, était concentrée l’administration seigneuriale

Vous êtes rue des Lods.

La rue des Lods tient son nom de l’existence dans l’ancien hôtel des Gouverneurs (IMH 1925) du registre dans lequel figurait la liste des terres et biens allodiaux, dont la cession était exempte de droits de mutation au profit du seigneur-évêque de Varzy.

Dans cet ancien hôtel, construit au XIIIe siècle, était concentrée l’administration seigneuriale (capitaine, trésorière, intendant, bailli...). Une salle y était réservée pour les échevins auxquels en 1399, le seigneur-évêque avait délégué la gestion de la ville en raison de la guerre de Cent ans. Il a été détruit lors de l’incendie de Varzy en 1525, puis reconstruit.

Du bâtiment primitif, il ne subsiste que les caves voûtées en croisées d’ogive reposant sur les chapiteaux du XIIIe.

De la nouvelle construction, il ne reste aujourd’hui que le beffroi. Il se compose de 4 niveaux. Au 1er niveau, la porte se détache dans un chambranle à 3 boudins, surmontée au 2ème par une ouverture à meneaux du XVIe, puis au 3e d’une fenêtre plus petite et enfin au dernier par une seconde ouverture à meneaux dans un encadrement différent.

Poursuivez pour vous rejoindre la rue du Four Banal, jusqu’à l’angle de la rue de Vézelay et atteindre le point 10.

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Une belle architecture patrimoniale

L'hôtel du Monarque et l'ancien pensionnat Sainte-Eugénie

Sur votre droite se trouve la rue de Vézelay, la plus pentue de la ville et récemment rénovée.

En face, la rue d’Auxerre qui aboutissait à la porte d’Auxerre, l’une des quatre portes de l’enceinte médiévale.

Cette rue était la plus commerçante de la cité avant la percée en 1848-1850 de la route nationale.

Sur votre gauche, l’hôtel du Monarque : ancien établissement hôtelier, aussi appelé maison de l’amiral, car il a été possédé de l’amiral Paul Galleret (1902-2001). À noter les fenêtres en plein cintre, typique des échoppes médiévales, aujourd’hui condamnées.

À la suite, se trouvent les locaux de l’ancien pensionnat Sainte-Eugénie, aujourd’hui fondation qui s'est donnée pour mission de soutenir et encourager dans leurs parcours les jeunes en âge scolaire à Varzy et dans la Nièvre.

Empruntez sur votre droite la rue de Vézelay jusqu’à l’intersection avec la rue Emile Boisseau.

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L'ancien presbytère

Datant du XVIIIe et aussi appelé Maison Terrial

À l’angle de la rue Emile Boisseau, sur votre droite, se trouve l’ancien presbytère.

Cet ancien presbytère a été édifié au XVIIIe redevenu bien communal à la séparation de l’Église et de l’État. Malgré la beauté du bâtiment, aussi appelé Maison Terrial, le curé se plaignait de l’éloignement de l’église.

Continuez de remonter la rue de Vézelay pour atteindre le point 12.

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La maison Dourneau

Une bâtisse du XVIIe construite sur un triple étage de caves

Sur votre droite, se trouve une belle demeure, appelée Maison Dourneau.

Inscrite au titre des Monuments Historiques en 1926, elle est caractéristique des demeures édifiées par la bourgeoisie du XVIIe siècle.

Un escalier extérieur, de style Louis XIII, du début du XVIIe, dessert le logis principal à deux niveaux, bâti sur un triple étage de caves.

Poursuivez sur la rue de Vézelay pour vous rendre au point 13.

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L'ancien hospice

Jadis Hôtel Dieu, datant de 1217

Sur votre gauche, vous découvrez l’ancien hospice.

Jadis hôtel-Dieu, il accueillait pauvres, malades, mais aussi pèlerins et soldats. Son origine remonte à 1217, date de sa fondation par le seigneur-évêque.

Le pavillon central et la chapelle située sur la droite ont été construits en 1770. Jusqu’en 1899 l’établissement est dirigé par les Sœurs de la Charité chrétienne de Nevers qui étaient par ailleurs responsables d’une école, d’un pensionnat de filles et de la salle d’asile. Elles donnaient des soins aux malades dans la ville.

Après 1897, la direction de l’hospice devient laïque, ce qui fait scandale. Les Sœurs partent en procession en 1899, jusqu’à la gare, accompagnées de toutes les âmes pieuses qui pleurent.

Au début des années 1960, il accueille une centaine de pensionnaires en majorité des jeunes mentalement ou physiquement déficients. Les locaux ferment en 1988 et sont vendus à un particulier en 2006.

Poursuivez sur la rue de Vézelay pour rejoindre le point 14.

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La citerne

Construite entre 1850 et 1853

Vous voici dans la partie haute de la rue de Vézelay où se situait la porte de Vézelay. Nous retrouvons à droite le boulevard Dupin dont le tracé suit les anciennes fortifications.

Sur votre gauche, se trouve la citerne (IMH 1946), qui se compose d’une margelle, coiffée d’une coupole et de son lanternon. Elle a été édifiée de 1850 à 1853 par l’entreprise locale Desjobert sous la direction de l'architecte François Rignault.

Elle possède un bassin souterrain de 150 mètres cubes d’eau, avec une entrée de chaque côté. Ce bassin est alimenté par les eaux de ruissellement de mauvaise qualité, utilisées pour abreuver les animaux du quartier et en cas d’incendie.

Il faut attendre 1898 pour que la population dispose d’un réseau d’alimentation en eau potable.

Descendez sur votre gauche pour vous rendre au point 15.

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Les Petites Promenades

Lieu unique des foires depuis le début du XXe siècle

Vous êtes maintenant boulevard d’Auxerre.

C’est ici que prennent naissance les Petites Promenades (IMH 1946) de la porte de Vézelay, qui, par leur caractère naturel, invitent aujourd’hui à la promenade et étaient le lieu unique des foires depuis le début du XXe siècle.

Continuez de descendre les Petites Promenades pour atteindre le point 16.

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Le monument de la déportation

Monument futuriste, inauguré en 1990 pour le 45e anniversaire de la Libération

Descendez les marches pour vous rendre devant le monument de la déportation.

Ce monument a été inauguré en 1990 pour le 45e anniversaire de la Libération. Très futuriste, il a été réalisé par les élèves du lycée du Mont-Châtelet de la section ferronnerie, édifié sous l’impulsion de Serge Antoine, qui était alors président de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes).

C’est le thème de « la vie qui est plus forte que la mort » qui a été retenu. En effet, on y voit un homme décharné qui revient des camps de concentration et qui sort comme un oiseau sort de son œuf. C’est la vie qui, quelque soit les aliénations que l’on peut faire subir à l’être humain, est plus forte que la mort.

Poursuivez sur le boulevard d’Auxerre pour rejoindre, la 2e rue à gauche, la rue du 8 mai, et atteindre le point 17.

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L'ancien pensionnat Sainte-Eugénie

L'histoire et l'usage de bâtiment au cours des XIXe et XXe siècles

Vous avez rejoint sur la gauche la rue du 8 mai 1945 où l’on découvre l’arrière des demeures de la rue d’Auxerre, dont les jardins ont été coupés par le passage de la route.

On y voit notamment l’arrière du bâtiment du pensionnat Sainte-Eugénie de jeunes filles. À l’origine, cette propriété appartenait à un banquier. Mme Marguerite, sa femme, ayant perdu une petite fille en bas âge, a fait édifier une statue de la Sainte-Vierge pour en perpétuer le souvenir.

À la suite de leur faillite, les bâtiments ont été acquis par les Sœurs de la Charité Chrétienne de Nevers, en 1888, dans le but de donner une éducation « sérieuse et soignée dans un établissement présentant les conditions de salubrité des plus satisfaisantes ». Il s’ouvre ensuite aux garçons.

Faute d’enfants en nombre suffisant et donc en difficulté financière, le pensionnat ferme définitivement ses portes le 9 octobre 1939. Les bâtiments vont connaître un nouvel usage, l’accueil des réfugiés, à partir de 1940 dans le cadre de « l’Entr’aide d’hiver du Maréchal », structure pilotée par le Secours National.

Après la Seconde Guerre mondiale, le pensionnat a hébergé la colonie de vacances de la commune de Bourg-la-Reine dans les Hauts-de-Seine (92).

En 1951, l’association familiale varzycoise a racheté les locaux à l’abbé Marlière, qui sont dès lors utilisés par le diocèse dans le cadre d’un « patronage » afin d’assurer l’éducation religieuse, le catéchisme, mais également l’accueil des scouts garçons ou filles pour les enfants de Varzy et des alentours.

En 2019, les bâtiments ont retrouvé leur vocation au service de l’égalité des chances pour tous par l’accès à la culture, à la formation, à l’emploi auprès des publics en âge scolaire, avec l’ouverture du fonds de dotations du Pensionnat Sainte-Eugénie.

Sur votre droite, en poursuivant vers la place, puis en empruntant la rue Delangle, vous arriverez au point de départ de la visite, sur le parking des Promenades.

Nous espérons que cette visite vous a plu et que l'aperçu que vous avez eu de notre ville vous a donné envie d'en savoir plus. N'hésitez pas à prolonger cette promenade vers la ville basse où vous pourrez découvrir le château des évêques d’Auxerre ou encore l’église Saint-Pierre aussi disponible sur Guidigo et intitulée « Varzy, une ancienne cité fortifiée très convoitée ».

Varzy, ville haute
17 Stops
1h 30m
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