Varzy, une ancienne cité fortifiée très convoitée Preview

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Bienvenue à Varzy

Varzy, une terre de convoitises

Bonjour et bienvenue à Varzy. La Communauté de Communes Haut Nivernais - Val d'Yonne, en collaboration avec la Société scientifique et artistique de Clamecy, mémoire de l'histoire locale, vous propose de découvrir le patrimoine historique et architectural de Varzy à travers cette visite audio-guidée.

La ville, dont l'origine est très ancienne, doit son nom au Var : ruisseau prenant sa source dans sa partie basse. À l'époque gallo-romaine, Varciacum appartient aux parents de saint Germain, 6ème évêque d'Auxerre qui en hérite au Vème siècle. Il fait don de la seigneurie de Varzy à la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre. Ce sont donc les évêques d'Auxerre qui deviennent les seigneurs de Varzy. La ville reste sous l'influence et la protection des évêques d'Auxerre jusqu'à la Révolution qui voit leurs biens vendus comme biens nationaux.

Située à la limite de l'évêché, près des terres des barons de Donzy et celles des comtes de Nevers, Varzy va subir les conflits opposant ces grands seigneurs voisins, qui endommagent à plusieurs reprises la ville.

Aujourd'hui Varzy compte une population totale de 1496 habitants et se trouve à l'intersection de la départementale 977 et de la nationale 151. La localité s'étend sur 4118 hectares, dont un tiers est recouvert de forêts. Elle accueille 640 élèves.

Vers l'an 1000, les seigneurs-évêques font construire des fortifications, non seulement pour protéger la ville contre les attaques des seigneurs voisins, mais aussi pour contrôler et prélever la dîme sur tous les produits qui sortent ou entrent dans la ville. Ces puissantes murailles, percées de 4 portes, ceinturent le bourg.

Elles se situaient dans l'alignement des façades de la rue Jacques-Amiot. Des fossés très larges et profonds remplis d'eau protégeaient les courtines. Les fortifications sont restaurées et complétées au XIIIe siècle par de puissantes tours.

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La maison d'Alfred Garcement

Un atelier d'artistes peintres

Pierre Alfred Garcement naît à Varzy en 1842 et y décède en 1927. Élève au collège de Varzy, il reçoit des cours de peinture de L. Peyranne, puis entre à l'École des Beaux-Arts à Paris dans l'atelier de Pils.

La guerre de 1870 le rappelle dans le Nivernais qu'il ne quitte plus. Les musées de Clamecy, Nevers et Varzy, mais aussi le Louvre possèdent plusieurs de ses œuvres.

Non loin de là, se trouve l'ancien café de Rex Barrat (1914-1974), autre peintre Varzycois qui dès l'âge de 10 ans fait ses débuts dans l'atelier de son voisin Alfred Garcement. A quinze ans, il prépare les Arts décoratifs à Paris, dans l'atelier Canard. Revenu à Varzy, il rejoint Claude Rameau, peintre de la Loire et durant trois années demeure son élève.

A 23 ans, il participe à la décoration du pavillon Berry-Nivernais de l'exposition internationale de 1937, à Paris. Reconnaissable entre mille, la peinture de Rex Barrat est avant tout signée par sa touche. Systématique et verticale, c'est elle qui anime et fait vibrer la surface.

On doit également à Rex Barrat d'excellents fusains. Plusieurs de ses œuvres sont exposées au musée de Varzy où une salle lui est consacrée. Rex Barrat conteur-né aimait rappeler que sa vocation avait été suscitée par Alfred Garcement, son voisin et ami, qui lui avait offert sa première boîte de crayons de couleur.

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La maison des services

Une ancienne école de fille très contestée

En 1882, la municipalité entreprend la construction très contestée d'une école communale de filles qui à son ouverture, le 1er octobre 1883, comptera 137 élèves.

Précédemment, cet enseignement était dispensé à l'Hôtel-Dieu par les Sœurs de la Charité chrétienne de Nevers.

En 1896, les édiles de l'époque obtiennent l'adjonction d'un cours complémentaire de jeunes filles avec internat, ce qui leur permettait d'aller jusqu'au Brevet supérieur et de se présenter à des concours comme ceux de l'Ecole normale ou des Postes.

L'école communale de filles géminée en 1967 avec celle de garçons, quittera les lieux, alors que le collège rejoindra en 1998 l'établissement neuf édifié boulevard saint-Saturnin.

En 2001, les bâtiments accueillent un cabinet médical et en 2009, après d'importantes modifications, ce sera la maison des services avec entre autre le centre culturel, des associations caritatives et la communauté de Communes. On peut toujours lire sur le fronton la première vocation de ce bâtiment.

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Les Promenades

Un espace de vie et de détente

Les Promenades se trouvaient hors des fortifications. Lors de leur destruction au début du XVIIe siècle, cet espace va devenir un terrain vague que la population va très vite s'approprier pour en faire un espace agréable de détente.

Les deux plus gros marronniers datent de 1741. En 1881, d'autres sont plantés sur 4 rangées ; la rue Jacques-Amiot et la rue Nicolas-Colbert sont ouvertes. Elles portent le nom de deux évêques d'Auxerre.

A l'angle d'une propriété, se trouve la tour Isoard, ou Irouard. Sa base date du XIIIe siècle. Seul vestige des fortifications, elle symbolisait la puissance du seigneur-évêque. La bibliothèque municipale a intégré cette partie du château.

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Le château de Varzy

Ancien château des évêques d'Auxerre

Varzy a été le siège d'une châtellenie dont relevait de nombreux fiefs. Le château des évêques d'Auxerre était le symbole de l'influence qu'ils exerçaient en Nivernais.

Vers 900, l'évêque Gaudry fait construire un logement convenable. Son successeur, Hugues de Chalon, le transforme en château dont vont s'emparer successivement le comte de Nevers et le baron de Donzy.

Hugues de Noyers, vers 1204, édifie un palais épiscopal capable de résister à tous les assauts, ce qui ne l'empêche pas d'être pris au XVe siècle. Les fondations et le système défensif sont encore visibles sous l'aile droite.

Vers 1470, Pierre de Longueil fait bâtir un corps de logis dont une partie subsiste encore aujourd'hui. Les travaux sont poursuivis par François de Dinteville. Le château est abandonné et négligé pendant les guerres de religion. La tour Isoard sert de refuge à Jacques Amiot chassé d'Auxerre par les Ligueurs qui lui reprochent son attachement à la cause d'Henri III.

Nicolas Colbert, frère du ministre d'État de Louis XIV, séjourne fréquemment au château. C'est sous son épiscopat que les Grandes-Promenades de la porte de Marcy sont en partie aménagées.

En 1764, Champion de Cicé fait démolir une aile, reconstruire le portail d'entrée et édifie l'actuel pavillon central.

Les anciens bâtiments du XVe, aile droite, subsistent pour l'usage du fermier de la terre de Varzy. A la Révolution, le château, vendu comme bien national, accueille de 1792 à 1798 une faïencerie dont plusieurs pièces sont conservées au Musée Grasset. Différents propriétaires se succèdent et créent diverses activités dont un entrepôt de marchand de vins.

En 1929, un institut de Levallois-Perret acquiert le château et y installe la colonie de vacances « Jacques Amiot ». Elle a accueilli les séjours d'été des jeunes clichois et a offert des vacances appréciées à leurs aînés. Le site pouvait recevoir 265 enfants.

Le 31 janvier 2008, la Ville de Varzy devient propriétaire du château, inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1946. Elle crée en 2010 une salle de séminaire puis en 2015 l'un des pavillons implantés en 1973 sera aménagé en hébergement collectif pouvant accueillir 48 personnes lors d'événements familiaux. Derrière le corps principal subsiste un des six bâtiments dortoirs. A l'intérieur, les salons ont été préservés.

Ces 79 années de colonies se lisent aussi avec le blason de la Ville de Clichy-la-Garenne visible sur la façade principale.

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Varzy se modernise

L'arrivée de l'eau, de l'électricité et du chemin de fer

En 1897, la municipalité se dote d'un réseau d'alimentation en électricité et en eau potable.

L'eau d'un puits, aspirée à l'aide d'une machine à vapeur, rejoignait la partie élevée du village pour alimenter le bourg par gravité. Il y avait des bornes-fontaines dans chaque rue. Environ 40 foyers sur 600 disposaient de l'eau courante et de l'électricité au début.

Pour l'électricité, une dynamo permettait de la stocker dans une énorme pile. Elle était ensuite restituée pendant un certain nombre d'heures dans le village.

Le projet, d'un coût de 100 000 francs empruntés par la municipalité progressiste, a été très combattu. Le hameau de Migny est le dernier à être alimenté en 1971.

En 1870, la voie de chemin de fer Laroche-Clamecy arrive à Clamecy. Trois tracés sont envisagés pour aller à Nevers. Le ministre Delangle intervient et c'est celui de la vallée du Sauzay et de la Sainte-Eugénie qui est retenu. Il faut néanmoins attendre 7 ans pour qu'il soit réalisé. Investissement discutable puisqu'en 1938-1939, on n'accueille plus les voyageurs sur la ligne. Pendant la guerre 39-45, ce sont des trains mixtes qui circulent et il faut une demi-journée pour aller à Nevers. La voie est complètement désaffectée depuis 1990.

Éphémère activité de cette ligne, qui a néanmoins apporté d'énormes avantages : elle a non seulement permis aux habitants des hameaux d'aller vendre leurs produits au marché de Clamecy ou de Varzy, mais aussi aux petits ruraux d'accéder au savoir en allant au collège de Clamecy ou au lycée de Nevers. Elle a permis également d'améliorer la vie des locaux en important des produits, comme des étoffes, des cuirs ou de la vendange fraîche du Midi pendant la période de phylloxéra.

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L'ancienne collégiale Sainte-Eugénie

Lieu de pélerinage et de grande dévotion

Il ne reste principalement que le gros œuvre et des supports de contrefort dont un est visible au croisement.

Bâtie au Vème siècle par saint Germain, la collégiale Sainte-Eugénie est reconstruite par l'évêque Gaudry au Xème, puis entièrement rebâtie au XIIème. Il reste de cette dernière période de construction des chapiteaux qui sont conservés au musée de Varzy. Hugues de Chalon fonde vers l'an 1000 un chapitre de 10 chanoines, disposant de prébendes et autres revenus, chargé d'assurer la pérennité du culte.

Située près du château épiscopal, la collégiale Sainte-Eugénie était un lieu de pèlerinage et de grande dévotion. Les fidèles y venaient visiter son trésor composé d'innombrables reliques, statues, tableaux et ornements donnés par les évêques au fil des siècles.

En 1790, le chapitre est dissout et en 1793 le culte est interdit. Vendu comme bien national puis acquis par M. Delangle, le père du ministre, le bâtiment est totalement rebâti tout en conservant des murs porteurs. D'abord gendarmerie, il abrite ensuite des logements particuliers.

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Les vestiges de la chapelle Saint-Roch

Abri des sources Sainte-Eugénie et Saint-Roch

La chapelle Saint-Roch était située à l'extrémité orientale du bas-côté nord de la collégiale Sainte-Eugénie. Il n'en reste que quelques arcatures et colonnettes très bien conservées dans la maçonnerie actuelle. Elle couvre les sources Sainte-Eugénie et Saint-Roch qui alimentent le lavoir.

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Le lavoir de Varzy

Unique point d'eau du village fortifié

Ce vaste lavoir, seul point d'eau du village fortifié, avait 4 vocations : lavoir, abreuvoir (il est pavé des 2 côtés), mais aussi pédiluve c'est-à-dire qu'on pouvait y laver et rafraîchir les jarrets des chevaux. C'était également un bief pour les tanneries situées en aval.

Il est alimenté par deux sources qui coulent sous la collégiale Sainte-Eugénie et dont on peut voir l'arrivée sur votre gauche. L'eau avait, dit-on, plusieurs vertus. Elle combattait la surdité et donnait de l'esprit à ceux qui n'en avaient pas.

Les auvents ont été construits en 1772 et sont prolongés en 1893. Des tablettes en béton ont été implantées pour que le linge ne tombe pas trop profondément et puisse être récupéré par les lavandières.

Le lavoir a fonctionné jusque dans les années 60 et a bien failli disparaître avec la construction du silo de céréales, car il en rendait l'accès difficile. Malgré une qualité de l'eau dégradée, vous pouvez encore observer des bancs d'épinoches.

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Anciennes "petites écoles françaises"

L'école de jeunes garçons devient "musée"

En 1856, un musée embryonnaire se forme et s'installe ici. C'est la date à laquelle les jeunes garçons vont rejoindre le petit collège situé à proximité rue du 11-Novembre.

Le musée se développe à la façon d'un cabinet de curiosités et possède de riches et diverses collections notamment sous l'impulsion d'Auguste Grasset, conservateur de 1862 à 1879. Rapidement à l'étroit, le musée se dote d'un étage. En 1993, il déménage dans les locaux actuels, place de la Mairie.

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L'école Rex Barrat

Hommage à l'artiste peintre varzycois

L'école Rex Barrat est l'ancienne école annexe de l'école normale d'instituteurs construite en 1901. Depuis 2012, elle porte le nom de Rex Barrat, artiste-peintre que nous avons déjà évoqué.

L'enseigne en fer forgé a été réalisée par Nicolas Delecheneau, élève de ferronnerie d'art au lycée professionnel de Varzy. Très colorée et composée de lettres paraissant danser, elle reflète bien le caractère du peintre varzycois, attaché au patrimoine, qui a fréquenté l'école en 1920.

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L'ancienne école normale d'instituteurs...

… devenue le lycée-collège du Mont Châtelet

Vous êtes devant l'école normale d'instituteurs de la Nièvre qui a fonctionné de 1861 à 1941. Elle a accueilli lors de sa première promotion 15 élèves.

La dernière a du quitter les locaux sur décret du régime de Vichy. Après l'occupation par les Allemands, puis l'accueil des réfugiés, c'est un centre d'apprentissage qui s'y est installé en 1946 pour ensuite évoluer en lycée d'apprentissage professionnel.

Avec la construction d'un nouveau bâtiment, il est devenu en 1998 le lycée-collège du Mont Châtelet.

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Les anciens abattoirs

des bâtiments entièrement transformés

Les anciens abattoirs ont été construits en 1863, par l'architecte François Rignault. Ils sont demandés dès 1848 par la population, afin de remplacer le lieu d'abattage des boucheries situé rue Traîne-Boyau, actuellement rue de l'Hôtel-de-Ville.

Composés de deux pavillons destinés au préposé, de six cases d'abattage et de dépendances, ils ont fonctionné jusqu'au 1er avril 1975.

Aujourd'hui centre administratif du lycée-collège, les deux têtes de bœuf sculptées en façade rappellent néanmoins sa vocation première. La partie arrière rasée, accueille depuis 1981 le restaurant scolaire.

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L'église de Varzy

Classée Monument Historique

L'église actuelle a remplacé un ancien lieu de culte qui était situé à l'angle de la rue Albert-Roy dont il ne reste qu'un contrefort aujourd'hui. Classée Monument Historique, elle est placée sous le vocable de Saint-Pierre-Es-Liens, c'est-à-dire saint Pierre qui se libère miraculeusement de ses liens.

Elle a été construite de 1225 à 1280, au cœur du bourg fortifié. Par ses proportions, 50m de long et 17 m de large, elle reflète une population plus importante qu'aujourd'hui.

Étant au niveau du lavoir et de la nappe phréatique, sa solidité a été le plus gros problème lors de son édification. C'est ce qui lui donne cet aspect massif et peu large.

Dallée sur 3 niveaux, elle se compose d'une nef de 6 travées bordée de bas-côtés, d'un transept continu dont les extrémités sont ornées d'un oratorium élancé et des fenêtres hautes. En 1767, l'évêque interdit d'inhumer dans l'église ayant constaté des « vapeurs dangereuses émanant du sol ». Différents travaux ont été réalisés au fil des siècles.

En 1792, la municipalité achète les reliquaires de la collégiale Sainte-Eugénie vendus comme biens nationaux, ainsi que le retable « le martyre de sainte Eugénie ». L'ensemble est classé Monument Historique depuis 1897. Le bras reliquaire est un fac-similé, l'original ayant été volé en 2000 peu de temps après les Journées européennes du patrimoine.

A noter aussi les fonds baptismaux en marbre blanc et un chemin de croix datant de 1854 composé de tableaux volumineux.

Zoom sur le triptyque :

Peint en 1535 et offert en 1537 à la collégiale Sainte-Eugénie, ce triptyque représente le martyre de sainte Eugénie. L'auteur, flamand, venu à Auxerre à la Cour du seigneur-évêque François II a séjourné en Italie. Il signe avec son autoportrait entre les jambes du bourreau.

Actuellement, les spécialistes attribuent l'œuvre à Bartholomeus Pons, dont la présence est attestée en Bourgogne en 1518. On connaît un autre tableau de lui « Moïse et Aaron devant Pharaon » où il apparaît aussi et qui se trouve au Metropolitan Museum de New-York.

On y trouve aussi les armes de Haarlem en Hollande et celle de la guilde de Saint-Luc (guilde des artistes-peintres). On distingue un cartellino en néerlandais, le blason de François II de Dinteville, évêque d'Auxerre, qui a offert le tableau à la collégiale Ste-Eugénie avec sa devise inscrite sur le fronton « La fortune est la conséquence de la vertu ». Cet évêque apparaît aussi dans un tableau intitulé « Les ambassadeurs » de Holbein. Évêque de Cour, il connaît les faveurs de François Ier et sera inculpé dans une vague affaire qui le contraint à s'exiler en Italie.

Le traitement du ciel ressemble à celui de la chapelle Sixtine « Dieu le père porté par les anges ».

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La statue de Dupin

Un homme politique contesté et contestable

André Marie Jean-Jacques Dupin, dit Dupin Ainé : né en 1783 à Varzy, juriste incontesté, homme de loi, avocat courageux, va défendre les sergents de La Rochelle, le maréchal Ney.

Homme politique estimé, il connaît également une fin de vie assez contestable. Procureur général près de la Cour de cassation, nommé sénateur d'Empire, il préside la Chambre des députés quand arrive le coup d'Etat du 2 décembre 1851.

Sa passivité, voire sa lâcheté, seront condamnées par Victor Hugo dont voici les lignes les plus célèbres extraites de La légende des siècles consacrées au Varzycois. Elles concernent l'inauguration de la statue de Dupin par Emile Boisseau, le 29 août 1869 : « Oui, c'est Dupin, Dupin qu'on prend dans son terrier, et qu'on fait bronze ! Il a son temple, il est au centre. Mort, il se tient droit, lui qui vécut à plat ventre ! Et lui, c'est moi. L'airain moule, incarne et subit quiconque a retourné lestement son habit. Oui, voyez, c'est bien lui, lourd, fuyard, faux augure. La honte le déforme, et je le transfigure. » Ainsi s'exprime Victor Hugo en apprenant que Dupin avait été statufié à Varzy.

Haute de 2 mètres, la statue a été inaugurée le 29 août 1869. Sa réalisation est confiée à Émile Boisseau sculpteur varzycois, alors âgé de 26 ans.

Le bronze creux, offert par l'État, représente Dupin en robe, vêtu du manteau d'hermine de procureur général, arborant au cou deux plaques de grand officier dont celle de la Légion d'honneur, dans l'attitude de l'orateur discourant. Sa main droite pointe sur le sol en direction d'une table de lois portant l'inscription « LEX ». Dans sa main gauche se tient un livre sur la couverture duquel est noté la devise de Dupin « SUB LEGE LIBERTAS » qui signifie « en vertu de la loi de la liberté » (?). Le piédestal, offert par la famille, est en marbre du Jura.

Érigée en souscription, à laquelle les Varzycois ont d'ailleurs très peu participé, le monument a bien failli ne pas s'élever. En effet, l'instigateur, Delangle, meurt 4 mois après l'inauguration et la République est proclamée le 2 septembre 1870. Cet honneur posthume n'a tenu qu'à un fil...

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La Place du Marché

Autrefois point central de l'exercice du pouvoir

Vous vous trouvez maintenant place du Marché, située au cœur de la ville. A l'origine beaucoup plus exiguë, elle accueillait tout ce qui représentait les pouvoirs de l'évêque tels que l'auditoire de justice, la prison, la halle, le four banal, le grenier à sel ou encore la cave du ban vin.

L'ancienne halle, qui se trouvait devant le chevet de l'église, a été supprimée pour ériger le monument élevé à la mémoire de Dupin. Une seconde halle a été reconstruite en 1868-1869 à l'angle de la rue Delangle et de la rue de l'Hôtel-de-Ville, pour être ensuite démolie en 1887-1888.

L'année suivante, sur le même emplacement, une troisième a été bâtie. Reconnaissable avec un fronton qui arbore une Marianne, elle a été convertie en 1946 en cinéma et accueille depuis 1988 la salle des loisirs.

Nous espérons que cette visite vous a plu et que l'aperçu que vous avez eu de notre ville vous a donné envie d'en savoir plus. N'hésitez pas à prolonger cette promenade vers la ville haute, en vous laissant conduire au hasard de ses rues et vous rendre au Musée Auguste-Grasset, place de la Mairie.

En empruntant la rue Delangle, vous arriverez au point de départ de la visite, sur le parking des Promenades.

L'Office de tourisme, au 3 faubourg de Marcy, vous renseignera sur toutes les activités et animations du territoire Haut Nivernais – Val d'Yonne et notamment sur les visites de Clamecy et du sentier des roches de Basseville à Surgy, également disponibles sur Guidigo.

Merci et à bientôt.

Varzy, une ancienne cité fortifiée très convoitée
16 Stops
1h 30m
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